Après une nuit un peu agitée entre maux de ventre et voisins qui font la bringue toute la nuit se croyant seuls au monde (…), il est temps de partir pour Mouroux. Alain nous a rejoint car il va partir avec nous aujourd’hui (le pauvre). Le soleil est au rendez-vous entre quelques nuages et nous croisons les doigts pour que la perturbation soit totalement passée hier (vu la journée pourrie !).

Mes maux de ventre sont toujours présents et je ne sais pas trop si ça ira pour courir. Mais je tenterai tout de même l’échauffement pour voir ensuite.

 

Nous arrivons à Mouroux après avoir traversé de nombreux villages que je ne connaissais pas. Il reste environ 1h avant le départ du 5 km qui a lieu à 9h30. Papa, Nicolas et Mathieu font cette distance. Les autres membres du club s’alignent sur le 10km qui part à 10h30.

Pendant que nous attendons le départ du 5km, le ciel se couvre de plus en plus et il fait de plus en plus froid. Après les avoir vus partir je file dans la voiture me mettre un peu au chaud. A l’abri du vent ça va déjà beaucoup mieux. Je suis rejointe par Alain et Solenn car il est l’heure de se changer. Je prévois de courir en short et t-shirt avec manches de compression. Mais pour l’échauffement Solenn me prête un t-shirt à manches longues bien épais. Et finalement, comme nous nous tapons la pluie, je décide de le garder car je suis gelée. Je prends aussi les gants.

 

Je suis toujours très motivée pour les compétitions, j’ai toujours envie de faire le maximum etc. mais aujourd’hui je suis gelée, fatiguée et malade et du coup je regrette presque de courir. Je me dis que j’aurais du m’aligner sur le 5km. Mais c’est trop tard, je suis sur la ligne prête à partir.

On nous a annoncé un parcours avec plusieurs difficultés. Lorsque nous partons c’est en descente. Je pars doucement, Fabien est à mes côtés et me double très vite. C’est moi qui suis vraiment très lente ou lui qui est un peu rapide ? Mystère ! Je choisis de ne pas regarder ma montre, entre ma forme, le temps pourri et les côtes il y a peu de chances que j’explose mon chrono de toute façon.

Nous effectuons une petite boucle d’un bon kilomètre puis c’est parti pour deux grandes boucles identiques. Nous attaquons la côte principale. Elle n’est pas raide mais assez longue et nous avons le vent et la pluie de face. Plus loin ca redescend, Benoit me rattrape et m’encourage mais reste en retrait (du moins pour le moment) car il est sur des bases de 5’/km en préparation de son marathon.

 

Un peu avant le 4ème kilomètre je rattrape Fabien dans une petite montée. Je reste un instant à coté de lui, je sens qu’il souffre aussi. D’ailleurs il me le fait savoir. Du coup je continue tranquillement mon chemin…avec le vent et la pluie toujours de face.

On revient vers la ligne de départ, nous sommes presque ‘au 6ème kilomètre, je suis toujours gelée pourtant j’ai deux t-shirts ! Même mes gants sont restés à mes mains, ce qui n’arrive jamais !

Dans ma tête j’ai vraiment du mal. Le tour m’a semblé interminable (surement parce que je suis à un rythme inférieur à ce que je fais d’habitude) et il faut encore le refaire !

 

Dans la côte je suis à deux doigts de marcher mais je renonce car je ne suis pas spécialement fatiguée. C’est juste la forme et l’envie qui sont absentes. Alors je continue doucement en essayant de me motiver mais j’ai vraiment beaucoup beaucoup de mal aujourd’hui.

Au 7ème kilomètre je me dis que j’y suis presque. Le 8eme puis le 9ème… le plus dur, celui où on voudrait déjà être arrivé mais qu’il faut encore faire !

Je vais jusqu’au bout, mon esprit est déjà à l’arrivée. Je me vois foncer récupérer mes affaires et aller me changer au chaud. Et c’est exactement ce que je fais lorsque je passe la ligne d’arrivée. Je suis gelée, j’ai mal au ventre et en même temps je suis heureuse d’avoir enfin fini. Du coup, de fatigue et de soulagement je sens les larmes monter aux yeux. Mais vite je fonce à l’endroit où ont eu lieu les inscriptions pour aller me changer. Solenn et Alain y sont déjà avec mes affaires.

Je mets un temps fou à me changer, impossible de me réchauffer. Je me frictionne avec ma serviette mais rien n’y fait. Au moment des récompenses, je me colle à un radiateur que j’allume sur puissance maxi.

 

J’ai vraiment subi cette course. Je me suis demandée à de nombreuses reprises pourquoi je la faisais. Mais au final, je suis bien contente de l’avoir terminé (même si c’est en plus de 50’). Malgré tout, à l’heure qu’il est (16h45) j’ai toujours aussi froid…

Je termine en 51’25, je suis 56/78 et 6/8 senior.

Un grand bravo aussi aux bénévoles qui ont été trempés et ont du avoir aussi (voire plus) froid que nous !!! Félicitations !

Foulées mourousiennes, Mouroux, le 5/03/2017
Foulées mourousiennes, Mouroux, le 5/03/2017Foulées mourousiennes, Mouroux, le 5/03/2017
Foulées mourousiennes, Mouroux, le 5/03/2017
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