Qui dit changement à l’heure d’été dit course des Jonquilles ! Comme tous les ans à cette course, nous avons une heure de sommeil en moins. Mais il fait tellement beau cette année, que je me lève sans difficulté.

Le départ de la course est à 10h. A 7h30 il ne fait que 4 degrés mais j’opte pour le débardeur en espérant que le soleil vienne réchauffer l’atmosphère à l’heure du départ.

 

Nous arrivons au Mée à 8h45. Cela nous laisse le temps de récupérer les dossards tranquillement puis d’aller s’échauffer. Le temps est encore frais à 9h30 mais je garde quand même le débardeur.

Cette année il n’y a pas de boue malgré la pluie tombée quelques jours avant. Et c’est tant mieux.

Lorsque je me place sur la ligne de départ, je suis vraiment mal placée, sur le coté en pente et loin des premiers. J’espère ne pas perdre trop de temps.

Dès que le coup de pistolet retentit je reste sur le côté gauche afin d’essayer de doubler du monde pour ne pas rester bloquée. Les 200 premiers mètres sont un peu difficiles puis ça s’étire doucement.

C’est au niveau du premier kilomètre que je double Aurélie et comme à chaque fois je lui dis en plaisantant « bon maintenant tu ne me doubles plus, tu restes derrière ». Mais lorsque nous tournons à droite pour entrer dans la forêt après avoir longé le champ, ça va beaucoup moins bien d’un coup. Je ralentis et espérant que ça va passer vite mais plus je ralentis et moins ca va. Je vois les coureurs que je venais de doubler me redoubler et là je me dis que c’est vraiment mal barré pour moi…Au bout d’un moment Aurélie me redouble et plaisante à son tour en me disant « hey Sophie j’te redouble !! » puis elle réalise que je ne suis pas dans la meilleure forme qui soit. Alors elle m’encourage puis continue. Et moi aussi je continue… à allure escargot et ça ne passe toujours pas.

 

Au passage de l’allée dallée je me mets sur le côté pour éviter de gêner. Au bout de cette allée Patrick m’encourage mais contrairement à d’habitude je ne souris pas. Je continue sur la grande allée de moins en moins vite, je passe au km 2 en 4’50 et au km 3 en 5’10... Je vois des filles que je bats d’habitude me doubler, j’ai l’impression de revivre Mouroux, je suis incapable d’accrocher. Puis vers le 2.5km ça passe d’un coup ! Je revis ! Je respire profondément quelques secondes et je repars presque à fond ! C’est tellement bien quand ça va mieux.

Je reviens doucement sur ceux qui m’ont doublé. Même le faux plat au km 3.5 ne me fait pas ralentir. Je redouble Martine du CSM dans la petite descente qui suit.

Un peu avant le km 4, maman est sur le côté pour les photos. Elle a du se rendre compte que j’étais loin derrière certains athlètes que je bats d’habitude car elle me demande si ça va. Je dis que je suis beaucoup mieux mais du coup j’ai quand même perdu un bon paquet de secondes.

Je termine le premier tour en plus de 24’ ! Olala ! Je suis dégoutée ! Pourtant je reviens bien depuis plus de 2km. Il me reste encore 5km pour essayer de rattraper mon retard et faire moins de 47’ ce sera déjà correct. Le fait de courir sur un sol un peu instable avec trous, racines et branches ne m’aide pas. J’ai du mal à descendre sous les 4’40 alors que j’ai la sensation d’avoir un bon rythme.

Ce deuxième tour passe vite, je suis tellement concentrée à rattraper les coureurs et mon retard. Mais le souffle et les jambes sont toujours au top alors je continue.

Le long du champ je rattrape Christophe, on fait un bout de chemin ensemble pour s’emmener mutuellement. Mais après le passage de l’allée lorsque nous retrouvons la grande allée, il décroche. Patrick m’encourage de nouveau et j’arrive à décrocher un sourire cette fois-ci même si je suis toujours déçue d’avoir du retard. C’est là que je rattrape « enfin » Aurélie, je l’encourage et continue à mon allure.

Lorsque j’arrive au km 9, j’ai Blandine devant moi ainsi qu’une autre coureuse. Je suis toujours très en forme du coup je décide d’accélérer pour de bon. Je double Blandine puis un peu plus loin, l’autre fille.

Dans la ligne droite finale je déroule encore un peu mais la coureuse me redouble. J’essaye de m’accrocher mais elle va vraiment trop vite et je ne parviens pas à la suivre.

Au loin je vois le chrono qui est sous les 47’. J’accélère au maximum et passe la ligne en 46’53. Mais en regardant ma montre je vois 47’05 ! Dégoutée ! J’avais oublié que leur chrono avait un décalage (sans doute n’a-t-il pas été déclenché au moment du départ).

Après discussion avec Alain, je réalise que j’ai sans doute mis moins qu’en 2016 malgré tout. Je vérifie et constate que, oui, j’ai presque 30 secondes moins ! Cool ! Mais je sais que j’aurais fait 46-46’30 maximum si je n’avais pas du ralentir car j’avais vraiment la pêche comme samedi dernier.

Je termine en 47’05, je suis 108/350 et 8/46 seniors. Je reste déçue de cette course et de ce kilomètre qui m’a fait rater un chrono correct sur 10km. Mais je suis d’avantage satisfaite d’avoir réussi à bien revenir sur de nombreux athlètes malgré tout et d’avoir eu la pêche sur le restant de la course même si cela n’a pas suffit.

En tout cas, ce fut vraiment agréable avec ce temps magnifique, je ne regrette pas d’avoir mis le débardeur. Bravo aux bénévoles qui organisent une très belle course et nous proposent toujours un super ravitaillement !!!

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Course des Jonquilles, Le Mée sur Seine, le 26/03/2017
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