Cette année à Perthes en Gâtinais, nous avons le droit au soleil habituel et à la chaleur, contrairement à l’an dernier on nous avions eu beaucoup de pluie. Le terrain s’était presque transformé en cross à certains endroits. Aujourd’hui le soleil brille et il fait plus de 20 degrés. Nous risquons d’avoir chaud car nous avons eu peu de chaleur jusqu’à présent.

Le départ de la course est à 19h, le parcours a lieu en grande partie dans les champs après 3 km dans le village. Il y a aussi plusieurs côtes, notamment deux longues de presqu’un kilomètre chacune. Autant dire que c’est un parcours assez difficile.

L’année dernière j’avais fait mon meilleur chrono sur cette course (1h07’34) mais c’est parce qu’il avait plu, du coup nous n’avions pas souffert de la chaleur. Cette année j’aimerais faire moins d’1h10 puisque les autres fois je tournais en 1h10-1h11.

Nous arrivons à Perthes vers 17h30, nous sommes 12 du club ainsi que 3 enfants.

Nous faisons un petit échauffement puis l’heure de se placer sur la ligne approche. Je prévois de partir en 4’30 en espérant garder le rythme jusqu’au bout (mais ça ne va pas être évident avec les côtes et les chemins dans les champs) ou au moins être sous les 1h10.

A 19h00 le départ est donné. Au bout de quelques minutes je me fais doubler par deux filles, une de Coulommiers qui me distance un peu et une sans club qui reste juste devant moi. Mais je ne m’inquiète pas, il y a 15km à faire et mon but n’est pas de m’exploser mais au contraire de partir doucement pour être bien jusqu’au bout et garder la vitesse.

Au bout d’un peu plus d’un kilomètre j’entends quelqu’un me dire « tiens tu cours encore ? ». C’est Colin, un ancien camarade d’IUFM. Nous papotons quelques secondes puis il part. Mes trois premiers kilomètres sont dans les temps (4’26-4’27-4’29).

Après 3km dans le village nous abordons une belle descente qui nous mènera à la première grosse difficulté. C’est au début de cette descente que je double la fille en bleu. J’en profite pour dérouler un maximum et gagner du temps pour compenser avec la côte à venir. C’est juste après le km 4 que nous commençons à monter. Je vais doucement mais sans vraiment ralentir et finalement j’arrive à bien monter sans être fatiguée ! Du coup dès le haut de la côte, quelques mètres avant le km5, j’arrive à repartir rapidement. C’est à ce niveau que je double la fille de Coulommiers que j’ai remonté petit à petit dans la montée. Mais ça ne semble pas lui plaire et elle se met à accélérer pour essayer de me repasser devant. Je ne comprends pas vraiment l’intérêt étant donné que si je l’ai rattrapée c’est parce que j’allais plus vite. En plus, c’est le genre de comportement qui me donne envie de me battre encore plus… ! Elle me tient jusqu’au 6ème kilomètre. C’est à cet endroit que nous avons le premier ravitaillement. Je l’attendais car j’avais la bouche sèche depuis le départ et je commençais vraiment à avoir soif ! Lahcène, qui anime la course, est là et me tend un verre d’eau. La fille de Coulommiers semble perdre du temps à en avoir un et du coup je la distance. Elle ne me rattrapera pas. Ce km 6 est aussi le départ de plusieurs kilomètres dans les chemins à travers champs. Le terrain est très sec contrairement à l’an dernier et du coup, à la place de grosses flaques d’eau, le sol est dur ! Je décide de courir aux endroits où il y a le plus d’herbe car c’est plus moelleux. Les ornières laissées par les roues des tracteurs sont trop raides. C’est comme ça jusqu’au km 7.5 puis nous retrouvons la route pour 1km environ. Dans ce chemin, j’avale un moucheron. Grosse pensée pour Solenn que j’imagine avoir des haut-le-cœur en pensant à la petite bébête que je viens d’ingurgiter ! Elle doit serrer les dents !

Au km 8 nous avons, de nouveau, une belle descente (que nous remonterons par un autre côté au km 12). J’en profite une nouvelle fois pour gagner du temps. Juste avant le 10ème kilomètre nous avons une petite descente, en face nous voyons les coureurs qui nous précédent terminer la petite boucle au km 10. Je vois Solenn passer.

Jusqu’à présent je me sens plutôt bien, les jambes suivent et le souffle aussi. Mes chronos sont un peu supérieurs à ce que je souhaitais faire mais tant que je suis bien c’est déjà ça. Ça me permettra au moins de ne pas ralentir. Du km 10 au km 11 c’est encore un sentier à travers champs, ça descend un peu mais il est difficile d’aller vite à cause du sol. Au km 11 nous avons le droit au 2ème ravitaillement. Je reprends un verre d’eau. Il est presque 20h et la température est parfaite maintenant. J’aperçois quelqu’un du club devant moi. Dans la côte au km 12 je m’en rapproche doucement mais ça monte longtemps.

Au niveau du km 13 je retrouve un cycliste qui avait papoté avec nous au départ. Il m’accompagne sur les deux derniers kilomètres ce qui m’a permis de ne pas ralentir. Les jambes et le souffle vont toujours bien. Je rattrape Alain que j’encourage et nous finissons la course ensemble.

Je ne sais pas du tout quel est mon temps, je reg arde donc ma montre et vois 1h10’06 ! Ggggrrrr ! Six secondes de trop !! Mais ça reste malgré tout dans mes meilleurs temps sur cette compétition. Je ne suis pas mécontente du résultat car je me suis sentie plutôt bien tout le long de la course (même s’il m’a fallu ralentir quelques fois).

Je termine donc en 1h10'06, je suis 72/203 et 5/20 seniors, et 7ème femme sur 53.

Pour les résultats complets de la nocturne perthoise 2014, cliquez ici.

Nocturne perthoise, Perthes en Gâtinais, le 17/05/2014Nocturne perthoise, Perthes en Gâtinais, le 17/05/2014
Nocturne perthoise, Perthes en Gâtinais, le 17/05/2014
Nocturne perthoise, Perthes en Gâtinais, le 17/05/2014Nocturne perthoise, Perthes en Gâtinais, le 17/05/2014
Retour à l'accueil